Ça commençait pourtant plutôt bien, un faux air de bossa nova accrocheur et sympathique comme tout. Certes un peu curieux pour du Placebo, mais à coup sûr nos trois garçons avaient préparés leur coup. Une surprise mélodique explosive doit nous attendre au détour de cette intro... Raté. Surprise il y a eu, motif paroles étonnantes; explosion il y a eu, mais de rire. Comment résister à un Brian qui nous demande de l'embrasser et du lui mettre un doigt dans le cul?
On se surprend à adorer ces âneries, à même les fredonner. Il faut dire que les petites notes électro vous accrochent sérieusement le cerveau, tout autant que les paroles ridicules.
Mars Landing Party est une blague potache, une provocation sexuelle de plus, à prendre cependant très au sérieux, parce que c'est audacieux.
02. Leeloo :
L'ambiance était à la rigolade avec Mars Landing party, changement radical de décors avec Leeloo. Les premières notes ne sont pas faites pour nous rassurer, ni la suite d'ailleurs. Il fait sombre soudain, presque froid.
Une radio s'affole, la guitare se mêle progressivement à la friture jusqu'à semer la panique. Dissonances, larsens et percus en boucle pour mélodie malsaine. Il ne fait pas bon écouter ce morceau.
L'ensemble est sans fin. Il se répète, pesant, oppressant, gênant.
Et soudain, un air riant au loin. Trois fois rien, juste de quoi contrarier le malaise naissant. A cet instant Leeloo ne menace plus, c'est un morceau profond et mystérieux.
Une porte se referme; elle emporte avec elle son secret.