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Without You I'm Nothing Les textes accompagnant les vidéos sont extraits du fanzine "Antidote" numéro 9, qui était le magazine du fan club de Placebo à l'époque de la sortie de Without You I'm Nothing. Le numéro 9 fut le dernier numéro, paru en Juillet 2000. Les commentaires, brillants et pleins d'humour, sont signés par les docteurs Dolly Prahne et Clarisse Teen... 01. Pure Morning (ou le retour du messie) Des nuances de gris dominent ce court métrage tout en restant un clip en couleurs. Les mouvements sont lents mais ceux de Brian semblent un poil plus rapides ou bien est-ce un effet d’optique minutieusement calculé ? Les plans de caméra sont remarquables, pas un angle n’est filmé au hasard, de haut en bas, de droite à gauche, ceux-ci sont omniprésent d’une seconde à l’autre, donnant à chaque instant le ton de la situation du côté de Brian, du policier, de la caméra de télévision et des citoyens sur le trottoir. On y voit tout un remue-ménage en bas d’un immeuble, les pompiers (où ça ?), des spectateurs, la télé, la police dont un policier qui déjà dans le bâtiment se précipite dans les étages, son action semble entravée par une force invisible. N’oublions pas le détail, la porte vitrée sur laquelle on peut lire PLACEBO en lettres inversées, forcément je n’ai pas besoin de vous expliquer pourquoi. Alors pour qui autant d’agitations ? C’est encore Brian qui fait des siennes !! Tout, tout pour se rendre intéressant celui-ci ! Il se tient debout sur le rebord d’une fenêtre s’apprêtant à faire le grand saut, son visage exprime la peur et on peut lire dans son regard une prière : l’espoir que « la chose » marchera comme il le veut. Un matin peu réparateur mais qu’avait-il pris la veille avec se deux acolytes qui se font embarquer par la police ? Et le policier n’est toujours pas arrivé à destination … mais Brian a tout juste le temps de se jeter dans le vide sous les yeux terrorisés de sont « public ». Et là, tel Jésus marchant sur la mer morte, Brian marchera sur la façade de l’immeuble les bras positionnés de la même façon. Et ça fait rire les deux qui sont bouclés dans la voiture de police ; tandis que les réactions venant des autres personnes sont l’étonnement et le soulagement. Prétention ? Mysticisme ? Une farce ? La drogue ? La réincarnation de Jim Morrison ? Le Dalai Lama ? Avec ou sans sucre ? Une goutte de lait peut-être ? … 02. You don't care about us (ou comment devenir végétalien) Deuxième couche de WYIN et en parlant de couche, les comédiens de ce clip sont très jeunes. Je veux parler de You don’t care about us, la reprise de Cure, ah !! C’était plus fort que moi je n’ai pas pu m’empêcher !! Une réalisation simple, bateau, filme en couleur dans un cadre aquatique. Un très bon casting nous fait découvrir un jeune garçon au regard machiavélique et à l’attitude dédaigneuse. Un petit bourgeois, pourri, gâté avec dans ses entrailles tant de haine qu’il doit bien se décharger sur quelqu’un. Il visite, suivi de ses apôtres un océnarium avec un immense aquarium rempli de requins affamés. Il a une idée en tête, leur servir un bon dîner, mais quoi ? Un « Burger Queen » avec à l’intérieur de la viande humaine : Brian, Steve et Stefan. Alors les filles, ça vous ouvre l’appétit !! La représentation de ce petit bonhomme et incertaine, le fils du propriétaire de l’établissement ? Brian enfant ? Le subconscient d’une tierce personne ? Le thème apparaît comme une vengeance, une contrariété qui ne serait pas passée … Le geste de donne en pâture les membres du groupe devient une satisfaction pour ce futur dictateur, voyeur sadique qui se délecte de regarder le serpent observant sa proie. Mais la déception est grande car les requins écoutent PLACEBO, ils sont hyper fans alors malgré la tentation, ils se disent : plus de groupe, plus de live. Cette vidéo est très éducative, un documentaire culturel de Planète sur la vie des poissons sélaciens au corps fuselé terminé par un rostre pointu et aux fentes branchiales situées sur le côté du corps. Le sens en est aussi par rapport à l’idée du rôle du petit garçon : homme d’affaire impitoyable et sans scrupule. Serait-ce une métaphore filée ? 03. Every you Every me (ou "tiens on a jamais eu l'idée de faire des clips live") Décrire les lives en vidéo ne serait pas leur rendre justice surtout sur une chanson. Vous contez nos déboires sur les lieux des concerts est un fait mais ici nous vous laisserons les savourer vous-même, chez patients et chers patientes ! Justes quelques notes « Every You Every Me » a été filmé lrs du concert à la Brixton Academy en octobre 98 pour être précis (et oui, nous brandissions déjà notre drapeau de la croix rouge !) Souvenez-vous la journée avait été pluvieuse et Eole nous poussait de ses bras. Clinic et Ultrasound ouvraient le bal, mer agitée qui nous entraîna dans un rade jusqu’à l’aftershow... 04. Without you I'm nothing ...Quant à Whitout You I’m Nothing, nous n’y étions pas, une peu trop cher le voyage. La vidéo à été tournée au concert de New York Low Dough Show en décembre 98 où les a rejoint sur scène le père spirituel David Bowie. Un moment fort à déguster que Brian a voulu partager avec nous tous malgré la post synchro un peu décalée, c’était peut être pour faire Karaoké.
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